Véronique Genest me fait penser à Daladier de retour de Munich

Véronique Genest déçoit. Elle ne fait pas que décevoir les Français qui l’avaient écoutée et entendu son message contre l’islam que beaucoup avait trouvé courageux. Il faut bien se rendre compte, réaliser que la puissance de la bien pensance est bien réelle puisqu’elle ne craint pas de s’aplatir devant elle. Il faut bien gagner son pain j’imagine et ma foi, se coucher fait partie des possibilités même si cela reste choquant pour beaucoup d’entre nous qui pensions que la femme qu’elle était avait du courage. Tant pis pour elle finalement, elle souhaite donc retrouver sa place dans la bien pensance et retrouver d’éventuels appels pour travailler à la télé, retrouver des chances de tourner des séries télévisées.

Son discours est nouveau. Elle ne l’a pas formulé lorsqu’elle s’était retrouvée au côté de Marine Le Pen lors de l’émission de Laurent Ruquier lors de la campagne électorale en 2012. Elle aurait pu et sans doute, vu l’ambiance et le public choisi, aurait-elle remporté un beau succès. Mais ce ne fût pas le cas ce qui suppose qu’elle n’avait pas ces idées de prendre les armes contre le Front National comme un vulgaire « antifa gauchiste » et faire la peau d’un militant du Front National.

Véronique Genest me fait penser à Daladier de retour de Munich.

Véronique Genest est en train de perdre son honneur. Celle de la parole donnée, celle que l’on renie. Celle qui est la plus importante pour une femme, un homme, sa seule richesse au fond. Non pas parce qu’elle aurait affirmé qu’elle était Front National mais qu’elle partageait avec des millions de Français une véritable interrogation vis à vis de l’islam. Elle avait raison de dire qu’elle était islamophobe. Elle a tort de renier cette peur en se déversant sur ceux qui la partagent, sous prétexte de Front National.

Elle me fait penser à cette phrase de Churchill qui affirma: Vous avez voulu éviter la guerre au prix du déshonneur. Vous avez le déshonneur et vous aurez la guerre. Elle a voulu renier sa parole pour gagner des contrats, elle aura le déshonneur et le chômage. Cela dit, il lui reste les moyens de vivre. Avec ou sans honneur d’ailleurs. Les Corses qui nous lisent comprennent nos propos et j’espère qu’ils lui diront qu’elle a commis un acte déshonorant.

Gérard Brazon (Puteaux-Libre)

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