Une fiction pour décrire le monde de demain que nous préparent le gouvernement. Par Gérard Brazon

J’ai voulu avec cette fiction présumer quelque peu l’avenir. Celui qui commence à poindre à travers la politique infantilisante de ceux qui nous gouvernent. Cette fiction est-elle notre futur ?

Jean Pierre était épuisé. Il arrivait d’un long périple dans une voiture sans âge, et aux défauts multiples comme de fonctionner au diesel – ce qui lui valait des regards réprobateurs, de ne pas avoir de GPS, pas de caméra embarquée, pas de glaces électriques, mais tout de même un allume-cigare, rappelant l’époque où fumer en voiture était autorisé.

En arrivant à l’hôtel, un petit bonhomme au regard suspicieux lui demanda à la réception ses nom et certificat de vaccination.

Jean Pierre s’étonna que cette demande lui soit faite par un employé d’hôtel. Du regard, ce dernier lui montra la notice gouvernementale affichée  : tous les clients doivent justifier d’une vaccination en règle,  avant de pouvoir monter dans leur chambre. Jean Pierre se plia à la requête. L’employé scruta le document, et lui fit remarquer que le certificat expirait dans deux jours. Une vaccination faite il y a donc presque trois mois.

Quelque temps plus tôt, le gouvernement avait édicté des décrets, les communes des arrêtés et les établissements hôteliers des notices – le tout pour le bien général, évidemment. Dans ces derniers, il était interdit de prendre l’ascenseur à plus de quatre personnes et de se regrouper devant les réceptions ; et obligatoire de porter le masque, de présenter certificats de déplacement professionnel et attestations de marcher dans la rue, sans oublier LE sésame, la preuve d’une vaccination faite il y a moins de trois mois.

Une fois dans la chambre, la télévision se mit en marche automatiquement, diffusant un publireportage vantant les avantages de la vaccination annuelle. Outre la durée du certificat obtenu alors, quatre fois supérieure à celle de la version trimestrielle, un autre intérêt du dispositif étant qu’une puce pouvait être incluse à cette occasion, pour indiquer à tous les possesseurs à l’identique d’une application par Bluetooth que vous êtes en bonne santé, ce qui vous permettait de circuler plus librement dans la rue, et même d’échanger autour d’un verre avec des amis présentant les mêmes bons critères sanitaires. La puce était payante, mais l’abonnement minime, et elle vous évitait d’avoir à subir les harassants contrôles aux guichets des gares, aux réceptions d’hôtel, chez le garagiste, etc.

Jean Pierre voulut éteindre cette télé dont le son lui éclatait les oreilles. Sauf que le récepteur n’était pas contrôlable par simple bouton. Il fallait demander à la réception une télécommande, objet convoité par tous les clients d’hôtels. Mais avec le risque d’être signalé aux autorités sanitaires puisque ce faisant, et manifestement, vous seriez soupçonné d’être réfractaire aux messages publicitaires.

Jean Pierre n’avait pas envie de se retrouver le lendemain matin convoqué dans l’agence sanitaire du coin, pour expliquer le pourquoi de son souhait : simplement un peu de silence ! Il l’avait déjà fait et avait perdu beaucoup de temps ce faisant, sans compter l’ajout de ses “humeurs” à son dossier médical.

Jean Jacques, Pol-Véronique, Etienne Laurent, devaient rejoindre Jean Pierre dans la bonne ville de Fours située dans la région de Bordeaux. Afin d’étudier les dégâts de la crise économique, et d’en faire la comparaison avec ce que les autorités gouvernementales considéraient comme des “bienfaits”(offerts à une population travaillée et chauffée à la compassion et à l’émotion).

Les élections approchaient car, à l’évidence, la crise de la covid-19 ne pouvait plus justifier un nouveau report en la matière. En 2021, on aurait dû avoir les Régionales qui furent reculées, puis supprimées, idem pour les Départementales. Impossible de faire de même pour la Présidentielle et les Législatives, en 2022.

Les Français sont des veaux, des bourrins, des moutons comme l’ont toujours pensé leurs dirigeants, mais de là à leur faire manger des pavés à la sauce cailloux… Cela n’allait pas passer. Il fallait trouver autre chose. Ils avaient bien pensé à une nouvelle crise sanitaire, mais là aussi, il serait impossible de balancer un confinement comme ceux des deux dernières années.

Jean Pierre et son équipe travaillaient dans une startup révolutionnaire souverainiste. Ils agissaient en lien avec une équipe restée à Paris, à savoir Jan Maxime, Marie Christine, Jean Gérard , Robert Guy , Marie Madeleine, et bien d’autres, pour réfléchir sur la façon de présenter aux susnommés veaux, moutons, bourrins, des fascicules dénonciateurs, des tracts informatifs, des projections sur des façades d’immeubles, et des articles dans différents journaux sur le comment et le pourquoi. Comment et pourquoi les Français se retrouvaient assujettis à une dictature douce qui ne disait pas son nom. Comment ? Grâce à tout un tas de médecins corrompus – tous de bons collaborateurs, et à leurs complices diligents, comme les instituts de sondages, les journaux subventionnés, les télévisions d’État ou aux mains de milliardaires complices. Le pourquoi ne nécessitant pas une longue réflexion, en fait…

Toute l’équipe de Revanche-Laïque-Républicaine avait foi dans ce combat, mais surtout l’espérance de ceux qui savent que s’ils partent de pas grand-chose, ils espèrent toujours convaincre. Les grands changements sont toujours partis des actions de minorités.

Le programme avait été fixé. Un lieu de rendez-vous avait été déterminé dans un local, loin des regards et présentant toutes les sécurités requises. Il fallait surtout éviter les drones de surveillance et les patrouilles de la BS (Brigade Sanitaire).

Les consignes étaient claires. Arriver séparément dans les hôtels, faire semblant de ne pas se connaître, éviter les caméras, et tout ce qui pourrait par la suite compromettre le groupe. Il fallait utiliser codes et applications connus pour leur cryptage difficile à décoder par la BS.

Finalement, c’est l’équipe parisienne qui s’est fait coincer. L’un de ses membres avait été pucé à son insu lors de sa dernière vaccination trimestrielle. Tous furent amenés dans les locaux de l’hôpital Lariboisière et durent expliquer pourquoi ils étaient plus de cinq. Cette réunion n’avait pas été autorisée. Ils se retrouvèrent, les uns comme les autres, en chambre individuelle, fouillés et même dénudés. En isolation dans des chambres avec barreaux aux fenêtres. Une garde à vue sanitaire.

Le reste de l’équipe, avertie à temps, eut juste le temps de disparaître, chacun reprenant son moyen de transport personnel. Ce qui s’appelle “filer à l’anglaise”.

Jean Pierre sait qu’il aura à s’expliquer devant un tribunal d’exception sanitaire : pourquoi des rédacteurs et des contributeurs de son journal avaient-ils organisé une réunion, même sans lui, alors que les rassemblements de plus de cinq personnes, et sans masque, étaient interdits comme indiqué dans la circulaire « Liberté sanitaire » ? Cette circulaire expliquait pourtant très bien ce qu’il ne fallait plus faire dans le cadre de la “Santé pour tous”. Toutes les télévisions récitaient cette circulaire, ce mantra, en permanence, dès que l’on entrait dans la pièce où elle était affichée.

Décidément, en 2022, ce pays puait de plus en plus…

Gérard Brazon

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