« Tous à poil » ! La nudité n’est pas condamnable, sauf si elle est instrumentalisée…

voiléenueLa nudité n’est pas choquante. Nous ne naissons pas en slip ou en culotte. Pourquoi avoir honte de son sexe, d’être nu. Je reste toujours atterré par cette pudibonderie, cette pudeur qui nous vient de notre culture judéo-chrétienne de ce bon vieux Adam qui découvrant qu’il est nu, se cache de Dieu pour je ne sais quelle raison. Comme si Dieu ne savait pas comment il était fait.

Dans mon jeune temps, j’ai fait pendant des années du naturisme. Nous n’avions pas entre nous les regards torves et libidineux des « plages textiles ». Le pire étant les plages mixtes. Le naturisme lave les esprits et détruit le voyeurisme des pervers. D’ailleurs, la plupart des pervers ne vont pas sur des plages ou les centres de naturisme. Et pour cause… ils n’y trouvent pas de quoi nourrir leur perversité.

A contrario, très peu de jeunes enfants et très rarement d’adolescents vont sur des plages naturistes. La pudeur est certaine à ces âges.

Que penser de ce livre « Tous à poil »?

Ce livre est choquant non pas par la nudité, mais par les messages subliminaux : la Maîtresse, le Policier, les Parents et j’en passe, mis à poil… c’est la déconstruction des tenants de l’autorité. Il n’y manque que le juge pour enfants. Sans compter comme le fait remarquer Caroline Alamachère l’ambiguïté vis à vis des risques face à la pédophilie.

En quoi ce livre « Tous à poil » permet-il à l’enfant de se construire ?

Dans mes débuts syndicaux, on nous apprenait à désacraliser le « patron » en l’imaginant nu ou sur le trône faisant ses besoins. Cela aide bien sûr pour le syndicaliste débutant, mais ne change pas grand-chose à la réalité sociale et à la hiérarchie dans l’entreprise. Tout cela pour dire que le message de ce livre est plus important que l’image.

La volonté politique des socialistes est de détruire les structures familiales, sociales et sociétales. 

 Cela relève sans doute de la théorie « du faire table rase du passé » pour construire « l’homme nouveau » tant vanté par les régimes communistes, fascistes et nazis d’autrefois.

Cela relève de la haine de tout ce qui est religieux. De cette haine de la morale chrétienne surtout et principalement, car les autres religions comme le judaïsme ou l’islam sont mis à part pour des raisons que nous connaissons tous.  La peur d’être traité d’antisémite ou d’islamophobe est virulente chez les politiques tétanisés par la trouille. Pourtant, et en aparté, la nudité est bannie dans ces religions également. Il y a d’autres religions dans le monde où la nudité ne pose aucun souci.

Nous sommes en face d’une volonté politique ou le politique se mêle de la vie intime et privé des citoyens. C’est le signe premier d’une dictature. L’école n’a pas le rôle de l’éducation des enfants mais celui de les instruire, de leur donner les outils culturels pour appréhender intellectuellement leur environnement et leur permettre d’avoir un esprit critique. Autrefois l’éducation nationale s’appelait l’instruction publique jusqu’en 1932. Ce n’est sûrement pas un hasard d’avoir souhaité « éduquer » plutôt que « d’instruire ».

Le bons sens appellerait l’état à instruire les Français et non à les éduquer, laissant ce rôle aux parents avec les responsabilités afférentes y compris judiciaires. Ce que refusent clairement les politiques qui préfèrent depuis plus de 50 ans, déresponsabiliser la famille et particulièrement les parents pour mieux asseoir le contrôle sur les citoyens.

Certains me diront que c’est ce que faisait l’Eglise et ce n’est pas faux. Le résultat globalement a tout de même permis à la France d’être un grand pays instruit dans l’ensemble et envié pour sa richesse culturelle fantastique. On peut légitimement se poser des questions sur le résultat de l’éducation d’état qui depuis 50 ans, a transformé les citoyens en consommateurs incultes et captifs fascinés uniquement par l’écran de leur télévision et les jeux débiles. Nous pouvons constater justement, lors de ces jeux, la profondeur des abîmes en matière de culture générale et singulièrement concernant la culture historique et la culture politique des candidats. La règle étant que plus les réponses sont idiotes, plus elles font rire et rassure celui qui en sait un peu plus devant son écran… la « dés-instruction » comme moyen de domination des puissants de ce monde.

Aujourd’hui les politiques s’attaquent à l’enfant. Pour en faire quoi d’après vous ?  Ce n’est sûrement pas dans l’intérêt des petites filles comme ils disent ! Au nom de l’égalité ?

« L’égalité absolue entretient avec le despotisme des liaisons secrètes. » disait François René de Châteaubriant.

Gérard Brazon (Le Blog)

Image du livre: Tous à poil !

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