Sous Néandertal, on respectait davantage les morts que sous Macron – Par Gérard Brazon

Il y a encore quelques années, le monde considérait l’homme de Néandertal comme un pauvre type égaré en Europe, où il  vivait en tribus, s’abritait dans des grottes et avait un cerveau ridicule et des arcades sourcilières proéminentes soulignant – de fait – sa primitivité face au génial Homo-Sapiens qui l’aurait balayé d’un trait de silex.

Depuis, nous avons compris que les choses n’étaient pas si simples. Homo-Sapiens ne l’a pas gobé en quelques centaines d’années, ni ne l’a massacré. Les dernières recherches vont même jusqu’à lui donner une intelligence, une capacité d’adaptation ; et il possédait sans doute une culture puisqu’il enterrait ses morts. Jusqu’à 2,6 % de notre génome complet peut provenir de Néandertal, les Asiatiques ayant la plus grande part. Ce qui, compte tenu de la raclée que les Chinois vont nous mettre, devrait nous rendre plus modestes.

Que faisons-nous de mieux que ces hommes de Néandertal ayant vécu des milliers d’années avant nous ? Qu’avons-nous appris ? La plupart d’entre nous se pensent intelligents parce que nous avons un smartphone, un ordinateur. Et, pourtant, nous sommes devenus incapables de vivre en forêt et de nous nourrir sans passer par la case Super U, Carrefour, Auchan, Leclerc ou Casino.

Que faisons-nous de mieux que ces hommes de Néandertal ? Nous qui pensons que nous sommes géniaux parce nous voyageons en avion, roulons en train, en voiture ; mais, à la moindre panne, c’est la panique, et particulièrement en avion. Normal, me direz-vous. L’homme de Néandertal n’a pas inventé l’avion, pas plus que nous, simples voyageurs, d’ailleurs.

S’il avait peur, c’était sûrement de l’orage, des éclairs. Sommes-nous certains que nous n’aurions pas peur si, surpris par la nuit tombante, en pleine forêt, il fallait subir un orage ? Sans compter les bruits, les craquements, les angoisses naissantes venues du tréfonds de notre esprit.

L’homme de Néandertal n’est pas si loin que ça. Pas plus qu’Homo Sapiens. Il y a des milliers d’années qui nous séparent, mais nous avons fondamentalement les mêmes angoisses face à l’inconnu, face à la mort ; et avons le même désir de croire en des dieux magiques qui aident, quoi qu’on en pense in fine.

Il se trouve que notre Conseil scientifique, nos savants, nos médecins, nos hôpitaux, notre personnel soignant, nos ARS, et pour finir – le plus dangereux de tous – l’Olivier Véran qui est à la manœuvre dans cette dictature sanitaire, tous ceux-là font reculer de plusieurs milliers de siècles l’avancée des civilisations d’hier et d’aujourd’hui. Même celle des Néandertaliens n’a jamais imaginé écarter les familles des malades, interdit qu’elles puissent parler aux siens dans les moments les plus critiques, interdit de les soutenir au moment de mourir.

Les dirigeants politiques, scientifiques, ceux de l’Hôpital public dont le patron est Martin Hirsch – l’inventeur du RSA – devraient tous être, normalement, l’ultime essence, l’aboutissement d’une civilisation concernant le traitement des personnes en fin de vie. Au lieu de cela, ils nous font reculer des siècles en arrière de comportements civilisationnels face à la maladie, face à la mort.

Des hommes, des femmes en hôpitaux, en Ehpad sont interdits de rencontrer leur descendance

Ils n’ont pas le droit de les voir tous les jours, de les toucher, de leur parler si ce n’est qu’à travers des vitres inhumaines. Pas le droit de partager, de ressentir, de chanter, de rire avec ceux qu’ils ont mis au monde et qui les regardent de loin, pleurent leurs douleurs de cette séparation honteuse, au nom de la dictature sanitaire.

Pire, les enfants, les proches ne peuvent pas participer à leur mise en bière, les toiletter, leur dire adieu et assister à leur enterrement. Des pandores aux ordres de préfets indignes, dans les cimetières, commettent l’effrayante ignominie de verbaliser ceux qui seraient présents à ce moment ultime d’adieu impossible.

Je pense à ces « soignants » qui osent interdire à une famille de rendre visite à un homme de 81 ans qui hurle son désespoir d’être séparé de sa famille comme Étienne Draber, hospitalisé pour une opération banale et qui a eu le malheur d’être testé positif au Covid-19. Stéphanie Bataille a décrit ce scandale et cette violence hospitalière, ce refus de permettre d’assister à sa mise en bière.

Le Covid-19 pire que la peste, la lèpre, le choléra, la grippe espagnole ? Ce virus tue 0.05 % de malades atteints et encore, très âgés en majorité. Les morts remplacés par des cas, une invention de bureaucrate pour faire perpétuer la peur ?

Emmanuel Macron et son homme de main Olivier Véran, ainsi que ses sbires préfectoraux nous font descendre en dessous du respect que l’homme de Néandertal avait pour ses morts.

C’est la marque du progressisme, cette volonté de nous déshumaniser et de nous chosifier ?

Gérard Brazon

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