Première fois : 1er Mai, j’étais dans la foule pour écouter Marine Le Pen

On dit qu’à chaque instant d’une vie,  il peut y avoir une première fois. Nous avons tous connu une première fois et c’est rassurant de penser qu’à près de soixante piges, on peut en avoir encore des première fois.

1er mai 2012, c’est la première fois que j’assiste à un meeting de Marine Le Pen. Ma première fois avec Marine c’est tout dire! Quelle pêche cette femme. En sortant du métro, je fus surpris par le nombre de personnes qu’il y avait sur la place de l’Opéra! Puis par la jeunesse de ces personnes. Cela me changeait de mes réunions convenues avec l’UMP de ma circonscription. De la jeunesse, de l’enthousiasme, du volontarisme et l’amour de la Nation France et non de sordides calculs politiques pour ne pas effrayer la gauche. Cela fait beaucoup  pour une première fois tout de même!

J’ai retrouvé deux militantes du Front National qui se présentent aux législatives dans le Sud de la France! Je les connaissais pour leur appartenance à Résistance Républicaine. Une association apolitique ou se retrouvent des gens venus de courants différents: de droite comme de gauche, des amoureux de la France, de la République et engagés dans un combat pour la Laïcité. Ces deux candidates aux législatives sont engagées dans le combat politique pour que les idées de Marine Le Pen soient représentées aux législatives.  En sachant qu’elles seront quasiment persécutées dans leurs villes! Quel courage me dis-je en les regardant! L’une d’elle me rappela la demande de démission faite par sa Présidente d’association pour cause d’élections législatives. Il n’est pas bien vu d’être Mariniste dans certaines municipalités comme à Arles semble-t-il ! Et c’est cette gauche « démocratique » qui veut donner des leçons.

Marine Le Pen fait son discours. Il est clair, plein de gravité et souvent plein d’humour également. Il est long ce discours et pourtant il coule tout simplement comme une eau de source apaisante sur la peau des damnés de la  gauche et de la droite bien-pensante. Ce discours est comme un baume sur les plaies à l’âme de tous les « franchouillards » présents qui n’avaient pourtant pas des têtes d’ivrognes, celles d’attardés mentaux, de démagogues, de fascistes ras du front, de racistes imbéciles et j’en passe… Ils ressemblaient à la France d’aujourd’hui. Blancs, Blacks, Beurs dans l’ordre. La proportion est impossible à dire et de toute façon inutile, car tous ensembles,  réunis dans la fraternité française, ils applaudissaient et se reconnaissaient dans cette femme qui leur disait sa vérité de patriote. Je savais parfaitement bien qu’un français noir, asiatique ou arabe pouvait aimer la France comme n’importe quel français blanc de souche! L’amour de son pays n’est pas proportionnel à la dose de mélanine dans le sang. C’est tripal tout simplement. Hier 1er mai, les fachos rouge qui n’aiment que le rouge, auraient pu le réaliser eux-mêmes!

Sous mes yeux, ils scandaient le prénom de Marine Le Pen. Rien à voir avec les stéréotypes assénés par cette gauche rouge et celle du caviar et des beaux salons! Pas plus avec cette droite molle qui se scandalisent dès lors que l’on parle de nation, de patriotisme, d’immigration, d’islam, de sécurité.

Que dire de cette imbécilité venue de la droite molle: Jean Pierre Raffarin, Xavier Bertrand  en tête et la socialisante et si peu fiable Rama Yade, tous s’offusquant aujourd’hui des propos de Gérard Longuet, ministre de la Défense dans le journal Minute qui considère que Marine Le Pen est un interlocuteur politique responsable. Affligeante presse radiophonique de RTL qui d’un seul coup se rappelle que dans sa jeunesse, Monsieur Longuet était « d’extrême droite ». Pourquoi n’a t-elle pas parlé de la jeunesse « d’extrême droite » de Mitterrand lorsque il était au pouvoir? Pourquoi n’en parle-t-il pas à François Hollande qui le glorifie! Et cette presse s’étonne des soupçons des français sur leur éthique professionnelle!

Pour une première fois, ce fût une belle première fois! Il faisait beau, il faisait chaud. Il n’y avait pas de sable chaud sur cette Place de l’Opéra ni même de légionnaires. Il y avait des représentants sincères et patriotes de notre France. Je suis même presque sûr que le soleil était complice de ces ovations et que probablement, s’il avait pu éviter les autres manifestations, il l’aurait fait! Mais sans doute que j’exagère un peu… mais c’est ainsi, les première fois, on les monte en épingle, on en fait des jours premiers, des jours de fêtes!

Je me souviendrai donc de cette première fois où j’ai vu un peuple ovationner sa représentante, vu une Marine Le Pen parlait au peuple avec ses tripes, son cœur. Cela débordait l’écran, cela envahissait la foule présente, sa sincérité crevait les écrans géants. Elle était le peuple en marche, j’étais parmi le peuple, dans ce peuple ou chaque individu écoutait, applaudissait, regardait l’autre, son voisin avec de la complicité et du respect et une grande confiance dans l’avenir qui ne pourra pas être autrement que bleu marine! Quelle première fois! Pas de mouvements brusques, pas d’étendards  insultants ni de propos provocateurs ! J’étais ravi d’être présent.

J’ai une méfiance folle par rapport aux foules, j’étais rassuré. Mon sens critique n’était pas altéré. Je ne succombais pas à une  » transe », ni ne perdais ma réalité pour la seule et bonne raison est qu’il n’y avait pas la volonté d’envoûter la foule, de la réduire en un neurone ! Il y avait seulement la volonté de dire cette vérité simple: la France est de retour et elle vaincra ses  ennemis qui veulent l’abattre et l’enfermer dans une prison européenne! La France est une et indivisible, la France, c’est la Liberté, l’Egalité, la Fraternité, la Laïcité. La France c’est ceux qui croient en elle. C’est nous c’est vous! Je retrouvais des accents gaulliens. Cette foule entonna le fameux: on n’est chez nous, on est chez nous! Quelle première fois vous dis-je.

Vint le moment attendu du choix du vote au second tour. Pour qui faut-il voter ? Marine Le Pen affirma avec juste raison, qu’elle ne considérait pas les électeurs comme des enfants. Elle laisse le libre choix et c’est tant mieux. Mais elle affirma à titre personnel qu’elle votera blanc. Et moi qui voulais voter pour le choléra!  Est-ce que cela changera mon opinion? Surtout avec les stupidités entendues ce matin du fait de la remarque de Gérard Longuet. Je ne le crois pas encore!

Pour autant, l’idée même de voir un Hollande mollusque, une Aubry-Brochen immigrationiste, un Lang immoral et increvable, une Royal même légère, un Mélenchon révolutionnaire de salon, abruti au rouge qui tue, un Dray dandy aux belles montres, un Ayraud de Nantes islamisé, un Harlem Désir opportuniste et pourquoi pas, un retour sans honte de Fadéla Amara, Kouchner et tant d’autres de ces fossoyeurs de la Nation ne peut que me rendre malade! C’est à vomir et ce pendant cinq longues années. Cette idée m’est intolérable. Il m’est impossible de favoriser cette engeance.

Tous ces sentiments se bousculèrent sur cette Place de l’Opéra. Une place que j’ai vu pour la première fois également, noire de monde. Merci à ce 1er mai et bien entendu, merci à Marine Le Pen qui m’a permis de vivre, à travers son combat pour les idées de la Nation, cette première fois et ainsi retrouver l’espoir pour mon pays, ma famille, mes enfants.

Gérard Brazon – Puteaux-Libre