Pour le fils de nazi Schwarzenegger, le Capitole, c’était la nuit de Cristal ! Par Gérard Brazon

Quand un homme se déshonore à ce point, c’est pathétique.

Les USA deviennent cinglés. Le poisson pourrit par la tête dit un proverbe et Arnold Schwarzenegger doit être sérieusement atteint.

Le fait qu’Arnold Schwarzenegger fut un acteur à succès, qu’il ait fait fortune grâce à Conan le Barbare, à Terminator et autres, en se servant de sa splendide musculature, mais surtout en utilisant un cerveau bien fait et pragmatique qui devrait définitivement convaincre et faire taire tous les minets, tarlouzes et autres complexés bidonnants, tous les sportifs avachis dans leur canapé qui nous bassinent sur leur prétendue intelligence par rapport aux musclors, tout ceci n’en fait pas pour autant un type génial et un prophète.

Le fait qu’Arnold Schwarzenegger né en 1947, soit issu d’une famille modeste autrichienne, qu’il ait fait un mariage avec une nièce Kennedy, qu’il soit devenu par la suite gouverneur de Californie et aurait pu être un Président des USA s’il était né aux USA, tout ceci ne devrait pas lui permettre de dire des inepties historiques d’une bêtise incroyable.

Arnold Schwarzenegger a dressé un parallèle historique entre l’affaire du Capitole et les agissements des nazis avant-guerre. (Source)

Entre la Nuit de cristal (Reichskristallnacht), cette nuit de déchaînement de haine contre les juifs en 1938, et l’envahissement par des militants désarmés de Donald Trump au Capitole. A l’heure actuelle, des preuves de la participation des black-blocs dans cet envahissement se font jour.

Arnold Schwarzenegger, né autrichien, fait une comparaison entre les SA de Röhm avec dit-il, leurs équivalents nazis américains, «Proud Boys».

« Venant d’Europe, j’ai été un témoin privilégié de la façon dont les choses peuvent devenir hors de contrôle ».  Né en 1947, que vaut son témoignage ? Celui de son père ? Qu’ont fait ses parents lors de l’Anschluss ? Ont-ils résisté au risque de leurs vies, ou ont-ils applaudis à l’entrée des nazis à Vienne comme des millions d’Autrichiens en 1938 ? Que vaut “la parole historique” d’un enfant né après la guerre ?

C’est à ce moment que l’on peut mesurer le niveau culturel de n’importe quel individu qui peut et doit faire hurler n’importe quelle personne ayant un sou de bon sens. Ce sou de bon sens, le milliardaire Arnold Schwarzenegger ne l’a pas. Et à travers cette sortie indigne, il fait montre d’un parfait mépris pour tous les juifs victimes de cette « Nuit de Cristal ». Et, au-delà, de tous les juifs qui ont dû partir de leur pays dans lequel ils étaient nés, depuis des générations, et pour lequel ils s’étaient battus lors des dernières guerres faites par l’Empire Allemand, y compris celle de de 1866 contre l’Autriche, celle de 1870 contre le second Empire Français, celle 14/18 contre la France et l’Angleterre.

La Nuit de Cristal était l’avant signe du massacre des juifs, de leur déportation, de leur extermination par un pouvoir nazi exerçant une violence rarement atteinte lors des siècles passés. Si ce n’est, pas leur ampleur, avec les victimes du communisme, une autre dictature meurtrière pour d’autres racismes.

Arnold Schwarzenegger fait cette comparaison honteuse entre des crimes nazis d’une violence infernale et une affaire, somme toute, peu importante et politicienne, plus sûrement une affaire manipulée pour nuire à Donald Trump.

 

C’est tellement facile de faire des comparaisons aussi ignobles.

Arnold Schwarzenegger, malgré tout son talent d’interprète de héros, de réalisateur, de militant politique et de gouverneur a dû manifestement abuser de la testostérone et autres anabolisants. C’est la seule excuse que je lui trouve.

« Toute chose comparable par ailleurs » est une discipline que chacun doit s’appliquer. La première leçon d’histoire qui doit être apprise par les étudiants en Histoire, c’est que jamais, au grand jamais, on ne peut juger des faits d’une période donnée avec le regard d’une autre période. Aucun historien ou qui se veut historien, ne peut juger un personnage historique à l’aune de son époque et condamner ce personnage historique avec les yeux de son siècle.

A contrario, utiliser les événements d’une époque donnée et les calquer sur une réalité politique actuelle est une bêtise au mieux, une forfaiture au pire.

Arnold Schwarzenegger devrait se faire désintoxiquer et reprendre les livres d’histoire qui relatent les méfaits d’un homme, Adolf Hitler, né en Autriche, qui a pris le pouvoir en Allemagne, a envahi son pays de naissance avec la complicité ou l’approbation probable de la famille Schwarzenegger.

Cet homme a fait massacrer son opposition politique allemande en plus des six millions de juifs, sans compter les millions de victimes Slaves, Gitans, Résistants dans toute l’Europe et des homosexuels.

Il ressort, selon des travaux de Wendy Leigh, biographe de l’acteur, que le père de Schwarzie a joué un rôle assez controversé durant la guerre. Depuis une première biographie parue en 1990, on savait que Gustav Schwarzenegger avait été membre du parti nazi. En revanche, son rôle pendant la guerre demeurait nébuleux. On en sait plus à présent, les archives de l’Etat autrichien étant devenues accessibles. Les choses sérieuses commencent le mois suivant avec la campagne de Pologne. Gustav commande l’ unité 521, forte de 110 hommes. Durant huit mois, Schwarzenegger senior fera partie des troupes d’occupation à Cracovie. La répression y est menée durement. Le père d’Arnold Schwarzenegger a fait partie des troupes allemandes qui ont envahi la Belgique et la France en mai 1940. Ce qui est sûr, c’est qu’il ne s’attarda guère dans notre pays car en mai 1941, l’unité 521 est intégrée dans le 4e Panzergroupe, ou unité blindée. Celle-ci s’illustrera en Russie dans le massacre de partisans et la mise à sac des villages de Strasjevo et Schuljatovka. Pire encore, la Feldgendarmerie prête main forte aux Einsatzgruppen, spécialisés dans l’extermination et la déportation des juifs. En six mois, 229.052 d’entre eux seront mis à mort dans des chambres à gaz mobiles, précurseuses des camps de la mort. Sans lancer d’accusation, Leigh, le biographe de Terminator, se demande si le père de Terminator a pris une part active à ces événements. Après la guerre, on le retrouvera dans la police autrichienne au poste de commissaire. Miné par la boisson, il mourut en 1973. 

Arnold, qui n’a jamais entretenu de bonnes relations avec son père, a plus d’une fois manifesté son aversion pour les idées d’Hitler. En 1984, il a même fait un don de 4,5 millions d’euros au centre Simon Wiesenthal, créé par célèbre chasseur de nazis. Un grand classique d’enfants voulant couper le cordon que l’on voit bien chez nos socialistes bien pensants en France.

Il y a vraiment des moments où les artistes, à tous les niveaux, devraient fermer leurs grandes gueules.

Gérard Brazon

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