Plaintes en série contre un documentaire historique sur l’islam en Angleterre

L’Angleterre a quelques années d’avance sur nous mais, et de ce fait, elle est la référence d’un avenir certain pour la France et les Français concernant la liberté d’expression si nous n’y prenons pas garde.

La chaîne britannique Channel 4 a reçu plus de mille plaintes après la diffusion d’un documentaire consacré à l’Islam. Il avait osé expliquer que le Coran ne correspondait pas forcément à la vérité historique. Lire ICI 

L’impossibilité de critiquer l’islam y compris sous l’aspect de l’histoire est donc patent. Ce qui démontre, contrairement à ce que pourraient croire les musulmans, que la critique est crainte de la part des fondamentalistes d’une part, des imams d’autre part, mais, aussi, des musulmans croyants dans leur ensemble, tétanisés qu’ils sont par la diffusion de recherches tendant à relativiser l’islam, le coran, Mahomet et tout le corpus des lois islamiques en découlant (Sharia).

On peut les comprendre, au fond, si nous prenons conscience que ces quatorze siècles de certitude ont été acquis à coups de cimeterre pour les uns et de bourrage de crâne pour les autres. Ce sont des millions de familles à qui l’on a appris, de gré ou de force, par la soumission, l’interdit de la réflexion individuelle, de la raison et par delà, la peur, qu’Allah était grand et que Mahomet était son prophète. Le formatage des cerveaux dès la naissance est puissant et profond. Comment imaginer, pour les descendants de ces familles, à qui l’on a promis la mort en cas d’apostasie, que tout cela pourrait n’être que des sornettes au pire, des aménagements de la vérité historique au mieux. Comment ces familles vont-elles faire face à une réalité : à savoir que le Coran n’est pas tombé du bureau de Dieu au ciel, sur la tête de Mahomet, dans une grotte. Tous ceux qui se sont penchés sur les sources de l’islam, (à commencer par Bruno Aymard Brunet mais aussi bien d’autres qui ont décortiqué le Coran) n’ont pu que réaliser les énormités du Coran, à commencer par le fait qu’il n’a jamais évolué au fil des siècles et qu’il serait l’exacte reproduction de la parole d’un dieu ne parlant que l’arabe. Une langue qui n’était pas, c’est le moins que l’on puisse dire, finalisée et parlée par tous dans la région. Historiquement, cette affirmation ne tient plus la route, nous le savons et les « docteurs » de la foi et autres « savants » de l’islam le savent aussi. Pourquoi ces plaintes? C’est une question de pouvoir, leur pouvoir sur les « fidèles » qui est en jeu. Ils seront féroces et feront tout pour que la critique de leur religion ne puisse se faire y compris en posant des bombes juridiques comme le fait l’OCI qui cherche à interdire toute critique de l’islam auprès de Nations Unis et de Bruxelles pour l’Europe. Ils menacent également tous les politiques des différentes nations car ce sont les monarchies du pétrole qui mènent la danse.

C’est la liberté d’expression qui est en jeu et j’espère bien que les tribunaux n’iront pas s’abaisser à capituler devant des hommes et à des idées refusant la liberté d’expression au nom d’un dieu. C’est la définition même du blasphème. Pour nous ce serait revenir à l’âge des tribunaux religieux de sinistre mémoire!

Pour les musulmans, il leur faudra accepter une lecture sans doute plus littéraire et plus souple du Coran et non plus une lecture au premier degré. Il leur faudra s’habituer à trouver d’autres arguments qui devront être autres que la condamnation à mort de l’apostat, la lapidation ou le fouet pour qui s’aviserait d’avoir un simple doute sur la véracité des textes religieux de l’islam. C’est la condition sine qua non pour que leur croyance puisse perdurer. Ce ne sera pas la première fois qu’une religion s’adaptera à la société qui l’entoure car ce ne peut être à la société de s’adapter à une religion et surtout pas celle de l’islam des bédouins de l’an 700 après JC.

Gérard Brazon

(Puteaux-Libre)