Ô France, cesse de te prostituer pour Berlin, Washington et Doha

prostitueeÔ France, je t’ai connue à une époque bien plus glorieuse. Un temps que les moins de trente ans ne peuvent pas connaître.

Tu tenais tête aux puissants. Petite au grand cœur, et majestueuse par ton histoire ! Petite parmi les grands, mais aucun ne se serait permis de te manquer de respect.

Bien sûr tu agaçais ! Bien sûr, ta fierté était considérée comme de l’arrogance ! Il n’y a que les imbéciles qui confondent. Les sots te méprisaient  par aveuglement, par cupidité et souvent les deux à la fois.

J’étais fier de toi ma mère, ma patrie, ma France.

Aujourd’hui je te vois traîner dans les ruisseaux. Aujourd’hui, tu as été mise sur le trottoir. Tu racoles des enturbannés! Tu fais peine à voir avec tes chicots et ton pauvre sourire. Avec ton maquillage bleu délavé sur ta peau blanche, et ce rouge à lèvres qui s’étale et dégouline. Quelle pitié !

France la clocharde aux pigeons
La France clochardisée, soumise à Doha, à Berlin et Washington. C’est la France d’aujourd’hui et ses pigeons de Français.

Aujourd’hui, ils t’ont mis au tapin ces maquereaux bien-pensants. Mise aux fers, attachée à Bruxelles. Tu dois ramener ton pognon et te contenter des restes.

Ô ma France, il pleut sur toi, il pleut sur nous. Qu’ont-ils fait de ta gouaille? Qu’ont-ils fait de tes Rois, de tes Empereurs ? Où sont tes rebelles, tes barricades et tes pavés? Où sont les Bonaparte, les Jaurès et les Clémenceau ? Même De Gaulle est vomi ! Ô ma France, qu’ont-ils fait de tes révolutions ?

Aujourd’hui, tu te traînes sur les trottoirs de Berlin, de Washington et de Doha comme une pute soumise aux rois du désert qui à défaut de bander souvent, banquent. Tu te rinces la bouche au pétrole, et tu pète du gaz Qatari. Le pire serait que tu te mettes à aimer ça !

Aujourd’hui, ta mémoire fout le camp, t’oublies même tes enfants, ta dignité, tes valeurs.

Bien sûr, je sais que je suis dur avec toi ! C’est vrai que je ne devrais pas t’engueuler alors que tu tapines ! C’est vrai que ça effraie le passant lambda qui n’en a rien à foutre de la France d’antan !

Et puis, ça agace le client. Ils sont là, autour de toi, à se moquer de tes couleurs. Ils soupèsent, évaluent, jaugent la bête sur pieds, se demandent si tu vas pouvoir de mettre à genoux ! Tu sembles t’en moquer, tu n’as déjà même plus de bas. Tu fais ce que tu peux pour avoir ta dose d’euros et de dollars… pour payer tes dettes ?

Je te regarde, ma mère et je souffre et là, à cet instant précis, j’emmerde la multinationale, je vomis Bruxelles et ses commissions, et tous ces barbares d’ici et d’ailleurs.

Tes enfants souffrent et refusent de te voir faire la pute pour des proxénètes bien-pensants de droite comme de gauche !

Alors, pour me rassurer, je me dis que c’est un leurre… que tu fais semblant, que tu fais ça pour nous, pour que nous ne soyons pas dans le besoin ! Tu as tort !

Ô France, ma patrie, ma mère, nous avons besoin de toi ! Nous avons besoin de ton image forte et rassurante, de tes trois couleurs !

Ô France, il faut que tu saches que nous ne voulons pas que tu sois là sur ce trottoir de la finance et de la compromission. Nous refusons que tu sois sous la pluie, à traîner dans les caniveaux de la honte, à faire la manche et à soulever ta décence comme une fille de joie… au plus offrant ! Qu’en penseraient nos poilus ?

Et même si c’est vrai que beaucoup, parmi tes enfants, préfèrent voir leur mère faire la pute plutôt que de se serrer la ceinture, plutôt que de l’ouvrir, si ce n’est un peu, de hurler leur colère, de venir nombreux dans des manifestations patriotes, ils restent j’en suis sûr, une minorité! Ce sont des lâches, des vendus ou des insouciants.

La majorité de tes enfants aspirent à ce que tu reviennes à la maison ! Ils veulent que tu reprennes tes habits de l’honneur, que tu claques quelques portes et fenêtres, que tu fasses le ménage ! Ils veulent que ton rire résonne, et que tes chants soient entendus jusque dans les déserts d’Arabie, et jusqu’en haut des tours de Manhattan. Ils veulent que tes trois couleurs, symboles de la liberté, claquent de nouveau au vent. Ils veulent que l’usurpateur aux douze étoiles soit descendu à jamais.

Ils veulent tout simplement retrouver leur mère, leur patrie, leur France et refusent que tu leur fasses des gosses venus d’ailleurs pour les remplacer.

Reviens ma douce France, cher pays de mon enfance, celui de mes bistrots et de mes églises. Je jure que si tu reviens, moi l’agnostique, le laïcard de droite que je suis devenu, j’irais brûler un cierge dans l’une de tes églises, celle de Choue, un petit village dans le Loir et Cher, ou celle de ma ville de Puteaux lorsque les traîtres qui la gouvernent auront disparu ou fait amende honorable! Après tout, tu es quand même la fille ainée de l’Église romaine, tu as plus de 1500 ans.

Gérard Brazon (Le Blog)

 

10 Commentaires

  1. Texte magnifique. Au fil de la lecture l’émotion s’est manifestée…
    Merci Gérard Brizon d’avoir si bien su exprimer cet amour pour la France.
    Jeunesse de France, lève-toi, ne laisse pas mourir ta Mère ! N’écoute pas les pourris qui veulent te faire croire qu’elle est indigne. Elle est digne de ton amour et n’attend qu’une chose : que tu le manifestes ! Alors, rassurée, elle redeviendra belle et aimante, fière et insoumise, libérée des salauds qui l’entravent et la violent.

  2. Superbe texte, monsieur Brazon! Voilà la véritable image de la France actuelle, que vous décrivez avec brio: une pauvre putain, malmenée par les maquereaux qui lui arrachent tous ses trésors pour se goinfrer ! Et la vendre à des sauvages qui la violent, la violent jusqu’à l’épuiser, pour la tuer, la STERILISER ! Jusques à quand cela durera-t-il ?

  3. merci pour ce très beau texte dans lequel tous ceux qui aiment la France , j’en fais partie, se retrouvent et déplorent cette descente aux enfers , alors qu’il y a peu c’était le paradis….Cette prise de conscience doit être considérée comme un espoir que tout est encore possible …

  4. Merci, Mr Brazon, pour ce texte, allégorie émouvante de votre amour et nostalgie de ce qu’était notre pays ; votre belle écriture me fait l’effet d’une prière et les larmes me montent aux yeux en vous lisant ; nous ne devons pas nous laisser abattre car beaucoup de gens que je croise aiment leur patrie et sont écœurés et révoltés de voir ce qui s’y passe ; pourvu que le réveil soit à la hauteur pour être un grand nombre à résister contre cette mafia et ce fléau qui nous menace et nous tue à petit feu à l’intérieur comme à l’extérieur ; il faudra bien qu’un jour, ces traîtres au pouvoir soient traduits devant un tribunal

  5. Merci Gérard. Marcel BIGEARD aurait adoré lui qui déclarait : «Je vais casser ma pipe et je ne serai pas mécontent. Car j’ai trop aimé la France pour accepter ce qu’elle est devenue.»

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