Macron met en place ses pions contre Madame Le Pen et son localisme Par Gérard Brazon

Acheter en local ses légumes serait d’extrême droite

À quelques mois des élections présidentielles se dessine un arc des anti-Le Pen par définition tentant de reconstruire un « barrage républicain », « un plafond de verre » pour circonscrire l’avancée dans les sondages de Madame Le Pen, présidente du RN.

Nous voyons cette construction se faire avec à la manœuvre des acteurs improbables et assez édifiants puisqu’ils, en vitrine tout du moins, se détestent. Que dit l’inénarrable Dupond-Moretti, actuel ministre de l’Injustice sous la coupe du Syndicat de la magistrature, même s’il ne le dit pas. (Source)

Il fustige le « localisme » prôné par Madame Le Pen et affirme tranquillement, sans crainte du ridicule, que cela finit par du racisme. Benito Mussolini, l’inventeur du fascisme, aura donc participé à l’éclosion d’une véritable campagne du blé local, pour faire de l’Italie un producteur exportateur de blé alors qu’il était importateur, et que l’Italie exportait sa main d’œuvre en France. Est-ce que pour autant que Mussolini, socialiste et nationaliste était un raciste ? La suite prouva que non ! Il voulait faire renaître la gloire de la Rome antique et surtout, sortir l’Italie du tiers-monde. Ce qu’il a réussi à faire en faisant de l’Italie, en vingt ans, la troisième puissance européenne avant de se faire rattraper hélas, dans les années trente, par l’Allemagne nazie.

Bien sûr, je sais bien que le fascisme italien était une dictature policière où il n’aurait pas fait bon vivre pour toutes sortes de minorités qui sévissent en France actuellement, bien que Mussolini fût un vrai anarchiste à ses débuts, puis ensuite devînt un socialiste proche de Lénine, avant de rompre avec l’internationalisme pour construire un socialisme national appelé fascisme, qui n’avait rien à voir avec le socialisme des nazis.

Ce ministricule Dupond-Moretti ment comme il respire, en affirmant hier que jamais, ô grand jamais, il ne sera ministre. Il affirme que « la xénophobie n’est jamais très loin de tout ça ». En clair, en refusant le localisme défendu par Madame Le Pen, il tire des balles dans les deux pieds des écologistes qui, eux aussi, souhaitent que le localisme soit la règle. Pourquoi acheter des tomates en Espagne, des fruits au Chili, du blé en Ukraine, de la viande de bœuf au Brésil, des avocats en Israël et autres, si l’on peut les produire sur place, si c’est possible ?

De plus, cela va dans le sens que demandent les Français qui en ont assez de manger des produits de base issus de pays se trouvant à des milliers de km. Du moins ceux qui en ont les moyens, car nous savons bien que la malbouffe sévit surtout chez des consommateurs qui n’ont pas trop de moyens, ou pire, des parents qui laissent leurs gosses manger des MacDo tous les jours, ou des paquets de chips devant les écrans.

Le localisme n’est ni de droite, ni de gauche. Il est simplement issu d’une logique économique saine. Mais ce n’est pas l’avis de l’autre minable acteur qu’est Mélenchon, ce pitoyable président de la France (in)Soumise à l’islam, aux indigénistes, aux racialistes, à tous ceux qui sont étrangers ; mais qui déteste le localisme qui serait, pour lui, d’extrême droite, pétainiste, et bla-bla fascistes.

« Coucou, revoilà l’ancien naturalisme identitaire de la vieille extrême droite » dit-il dans une tribune publiée dans le HuffPost, à propos des interventions écologiques de Mme Le Pen. Nous devrions savoir, d’après lui j’imagine, que Maurras et Barrès étaient de fervents adeptes de la culture des carottes et des pommes de terre bios. Qu’ils allaient tous les dimanches sur les marchés vendre leurs produits issus des cultivateurs locaux.

« Ça s’appelle le localisme. C’est juste une sorte de droit à la différence au nom de la terre qui ne ment pas au niveau local », « un concept borné » qui mène à « la différence des droits ». La terre ne ment pas ! C’est sur cette citation de Philippe Pétain que l’olibrius borné qu’est Mélenchon affirme que le localisme est d’extrême droite et amènerait à la différence des droits. Plus con que Mélenchon, tu meurs. (Source)

Entre Dupond-Moretti et Mélenchon, il y a dans cet arc anti-Rassemblement National, anti-Madame Le Pen, il y a Gérard Larcher, l’infâme baleine du Sénat qui se moque bien du localisme pourvu que son assiette soit pleine et qu’il puisse se gaver. Rien que de le regarder, j’ai honte d’avoir comme deuxième personnage de l’État un type grossier, dégoulinant de suffisance, sans élégance, sans tenue, et aussi peu représentatif de notre belle France.

Il affirme, lui qui se dit de droite et qui sévit chez « Les Républicains », qu’il votera pour Macron aux prochaines Présidentielles en cas de duel entre Emmanuel Macron et Madame Le Pen.

Nous avons le même discours chez les potentiels candidats dits de droite comme Xavier Bertrand qui, lui, a accepté les voix de la gauche pour se faire élire président des Hauts- de-France. Idem pour Christian Estrosi. L’exemple venant d’un Jacques Chirac qui s’est fait élire en 2002 avec 82 % pour son second mandat grâce aux voix de gauche. De même pour Nicolas Sarkozy qui, lui, s’est fait élire sur un programme patriote pour mieux le détruire et gouverner avec des socialistes. Comme le dit Éric Zemmour, « nous avons voté pour le Karcher, nous avons eu Kouchner » ! L’homme de l’avenir sera celui qui aura la plus longue mémoire disait Nietzsche.

Il serait temps que les Français réalisent et comprennent que, depuis plus de quarante ans, ils ont été manipulés. Les politiciens de droite comme de gauche sont coupables d’avoir menti aux Français et d’avoir trahi leurs votes.

Il serait temps qu’enfin, même si cela nous arrache la bouche quelquefois, de dire qu’entre Madame Le Pen avec qui je n’ai pas d’atomes crochus, et tous les autres, y compris Macron, il faut voter pour Madame Le Pen.

On aura cinq ans pour voir, cinq ans pour vérifier, se faire une idée plutôt que de subir pendant cinq ans les nouveaux mensonges, les postures/impostures de ceux que nous avons déjà vus et revus toutes ces dernières années.

Gérard Brazon

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