Le Parti communiste a eu cent ans : ce fût un parti pour des pigeons – Par Gérard Brazon

Pour la majorité d’entre nous, le parti communiste a fait partie de notre vie politique. Parmi nous à Riposte-Laïque, dans d’autres journaux, et en général parmi les Français, le PC a compté.

Il a été l’espoir et la déception. Il aura cadencé et cadré la plupart des militants d’une gauche qui se voulait anticapitaliste. Il a été l’espoir de beaucoup de Français qui voyaient en lui une revanche possible contre le patronat, les banques, les assurances, et même contre le contremaître en usine qui surveillait les cadences et vous dénonçait à la hiérarchie pour diverses raisons.

Le PCF c’était nos vieux qui se tapait les 3/8, rentraient crevés et vous engueulaient lorsque vous étiez un moutard dans les jupes de maman. Ma mère disait « ta paie avec la mienne, ça f’ra une bonne quinzaine ».

C’était le temps où les vieux déjeunaient à la maison la plupart du temps. Chaque midi, il y avait la même voix « qui causait dans le poste » pour le meilleur, et souvent le pire. On le savait, parce que les vieux râlaient. Qu’est-ce qu’ils diraient aujourd’hui alors que nous vivons comme des zombies masqués.

Le PCF c’était le parti qui gueulait et qui donnerait de fil à tordre au patronat… C’est sûr. Enfin, nous les mômes, on le croyait, un peu, beaucoup et la plupart du temps, pas du tout parce que la politique, nous ne savions même pas ce que c’était.

Il y avait des engueulades à la maison entre ceux qui se disaient gaullistes et ceux qui se disaient communistes. A cette époque, tout le monde était soit gaulliste, soit communiste. Pourtant quelques semaines avant la libération, il y avait des milliers de pétainistes qui saluaient le Maréchal à Paris.

Nous, les mômes, cela nous passait au-dessus de la tête. Il y avait des gâteaux, du vin et tout cela finissait en franche rigolade entre oncles et tantes. C’était le bon temps. Nous, on se défilait pour aller jouer en bas de l’immeuble. Aucun risque. Pas de voitures sur les parkings. Les parents n’avaient pas les moyens, et les rares qui garaient leur Simca 8, leur Ariane, et 303, étaient les invités les plus fortunés de notre HLM. Ce qui ne les empêchaient pas de nous envier les salles de bains, les toilettes et le chauffage par le sol.

Vivre en HLM à l’époque, c’était devenu un luxe sanitaire envié. Pas comme aujourd’hui où plus personne ne veut mettre les pieds dans ces cités aux 100 dialectes, sans compter l’odeur envahissante du couscous dans tous les étages, les cris des mères, et les cavalcades des gamins, ce qui vous fait regarder le plafond avec des colères contenues, ou pas. Ces familles laissent tout faire. Songez aux paliers qui, la plupart du temps, servent de garages à  vélos, voire pire, comme les crachats et les tags sur les murs. Une autre époque vous dis-je.

Hier, tout môme, je voyais des plantes vertes sur tous les paliers, et il ne fallait pas hurler en dévalant les escaliers ; sinon le soir, ça bardait.

C’était le temps du Parti Communiste et celui des Gaullistes. Mais c’était un temps où, nous les mômes, nous n’étions pas laissés à l’abandon devant une télé, devant un jeu électronique. En classe, en blouse, nous apprenions à lire, à écrire et à compter. Moi, muni d’un CEP, puis d’un CAP et d’une folle envie d’apprendre et de lire, je passe aujourd’hui pour un vieux con d’intello devant des jeunes bacheliers de ma famille. Leur ignorance fait pitié.

Les professeurs communistes ou gaullistes ne plaisantaient pas à l’école. Ils avaient la même idée de l’instruction qu’ils voulaient forte, pour les gosses que nous étions.

Bien après, j’ai su que PCF avait des allégeances qui n’avaient rien de nationales. Le patriotisme du PCF était à géométrie invariable. D’abord l’Union Soviétique, puis la France. Au nom du communisme, le PCF aura tout trahi. Avant-guerre en sabotant les usines d’armements, puis la collaboration avec les nazis, puis la résistance à partir de juin 1941 en sabordant les voies ferrées, puis les exécutions sommaires de ceux qui contestaient la ligne politique, puis les injustices de l’épuration, etc.

Vint la guerre d’Indochine ou le PCF a choisi de soutenir « les frères communistes » contre le corps expéditionnaire et les soldats de France. Il fit de même avec la guerre d’Algérie en soutenant le FLN et les porteurs de valises.

Le Parti Communiste Français fut un artisan de la trahison de la France et celui des travailleurs Français en général, et particulièrement les travailleurs vivant sous le joug du communisme à l’est. Un bilan « globalement positif » disait Georges Marchais ancien de la STO chez Messerschmitt sous l’occupation.

Alors, de l’espoir à la déception de ceux qui, quelques jours, quelques mois, quelques années, ont cru à ce parti politique des travailleurs. Le Parti Communiste Français, c’est cent ans qui n’apportèrent pas grand-chose à la France.

Il est fort probable que, sans lui, l’histoire n’aurait pas beaucoup changé. Le PCF était pacifiste avant-guerre, comme la SFIO, comme la droite de l’époque en général.

La non prise en compte du danger du nazisme, et du réarmement de l’Allemagne nazi aurait été le même : le pacifisme. Un vide sidéral. La saignée de 14/18 était encore très présente…

Pareil pour la résistance. Le parti des 75 000 fusillés a été un mensonge. Il est fort probable qu’à un moment ou à un autre, la Résistance se serait organisée sans les FTP, et grâce au STO d’ailleurs, et elle aurait participé à la victoire.

Finalement, le Parti Communiste Français avec ses syndicats comme la CGT furent un beau gâchis pour la France et les Français…

Gérard Brazon

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