Le couvre-feu et le masque préparent la charia et le voile – Par Cyrano

Quand nous étions un pays libre, où les citoyens pouvaient se déplacer où ils voulaient, s’habiller comme ils le désiraient, respirer librement, manger et boire sans problème dans les restaurants et les bars, nous regardions avec une certaine condescendance les pays musulmans, où les femmes ne pouvaient sortir qu’accompagnées de leur mari ou de quelqu’un de leur famille, avec l’obligation de dissimuler leur féminité derrière un voile pour cacher leurs cheveux, et un sac à pomme de terre pour masquer leurs formes. Nous avions un certain mépris pour ces pratiques d’un autre âge où on décidait, pour honorer le Prophète et les textes sacrés de l’islam, un mois dans l’année, de ne pas manger, ni boire, ni avoir de rapports sexuels, du lever du soleil au coucher… tandis qu’on pouvait se rattraper et se goinfrer toute la nuit.

Personne ne pouvait envisager qu’un jour nos sociétés de liberté pourraient se rapprocher de ce modèle obscurantiste. Certes, par petites touches, ils nous ont volé nombre de nos libertés. Ils ont limité la vitesse sur l’autoroute. Ils ont mis des radars racketteurs sur l’ensemble du système routier, habituant les conducteurs à une robotisation de la justice. Ils ont multiplié les lois les plus contraignantes pour les automobilistes, ajoutant une répression sans fin. Au nom de l’écologie, ils ont commencé à pourrir le quotidien des Français, allant jusqu’à nous interdire de brûler notre bois dehors, voire de faire des feux de cheminée. Ils ont pourri le quotidien des petits entrepreneurs et des paysans, par des lois concoctées par des inutiles pour rendre infernale la vie des petits artisans et commerçants. Ils ont remis en cause notre liberté d’expression, par leurs lois antiracistes et mémorielles, et ont judiciarisé le débat démocratique. Pour vendre une maison, tous les ans, ils ajoutent des contrôles nécessaires et coûteux, comme pour les automobiles. Bref, pour reprendre une formule de Pompidou, ils n’arrêtent pas d’emmerder les Français.

Et puis, ils ont franchi de nouvelles étapes, que personne n’aurait envisagées possibles, depuis six mois. Rappelez-vous, au nom du confinement (dont l’utilité n’a toujours pas été démontrée, au contraire), ils ont commencé à nous interdire de nous déplacer à plus d’un kilomètre à pied. Ils nous ont privé des nôtres, nous interdisant d’accompagner nos anciens dans leurs derniers jours, les laissant mourir dans un sordide isolement. Ils ont osé nous priver de nos chemins de montagne, de nos sentiers côtiers et de nos plages, n’hésitant pas à envoyer des hélicoptères, des drones ou des forces de l’ordre pour traquer et verbaliser les malheureux promeneurs. Ils nous ont obligé, comme sous l’Occupation, à remplir, de manière humiliante, un laisser-passer, pour pouvoir sortir dehors. Ils nous ont privés de toute vie sociale, interdisant aux Français de boire un apéro entre eux, dans leur jardin ! Ils ont encouragé la délation. Des préfet zélés et des maires abrutis en ont rajouté, localement. Ils se sont vantés d’avoir verbaliser un million de Français, quand, dans les territoires islamisés, ils se faisaient fort discrets.

Au bout de deux mois, les Français pensaient en avoir fini, avec le droit d’abord de faire cent kilomètres en voiture, puis de se déplacer librement. La vie paraissait reprendre normalement, malgré les oiseaux de mauvaise augure, ceux qui avaient prévu 500 000 morts en France, et paraissaient regretter cette liberté retrouvée, qui ne convenait manifestement pas à certains projets liberticides, fomentés en hauts lieux. Alors, après les vacances (il fallait bien faire semblant de sauver l’industrie touristique), ils ont recommencé à serrer la vis, avec un plaisir et une jouissance dont ils ne cherchaient même plus à se cacher. Ils s’en sont d’abord pris à Marseille (une façon de se venger du professeur Raoult), puis à Paris, puis à huit métropoles, puis à 54 départements, mettant sous le couvre-feu 46 millions de Français, et 54 départements. Auparavant, ils avaient multiplié les restrictions à nos libertés, et notamment celle de bien respirer, en imposant leur ignoble et déshumanisante muselière à 27 millions de salariés et à dix millions d’écoliers et d’étudiants. Et comme si cela ne suffisait pas, ils l’ont rendue obligatoire dans les marchés, puis dans les rues, transformant nos villes en lieux cauchemardesques, où on se croirait dans des pays musulmans avec des femmes bâchées dont on ne voit pas le visage. Ils en sont même à vouloir interdire des rencontre amicales ou familiales de plus de six personnes chez nous, dans notre propre maison. Bien sûr, toute notre sociabilité, culturelle, sportive, amicale, nous est rognée, voire supprimée.

Et comme si cela ne suffisait encore pas, ils en sont à rêver d’imposer, notamment dans l’ouest de la France, qui paraît épargné, des couvre-feux préventifs, summum du foutage de gueule. On vous enferme, bien que vous ne soyez pas malade, mais vous pourriez attraper une maladie, alors principe de précaution, pas de risque, couvre-feu d’abord, puis confinement.

Ces pertes de liberté fondamentales s’accompagnent d’un autre risque terrible : l’auto-censure sur l’islam. Ceux qui pensaient que la décapitation, l’exécution de Samuel Paty allaient engendrer un sursaut de la société française ne peuvent que déplorer qu’on en soit loin. À Pons, en Charente-Maritime, on a vu un maire arracher le micro d’un élu, chrétien d’origine polonaise, qui dénonçait le rapport entre les crimes commis par des musulmans et le contenu du Coran.

À Casseneuil, on a vu un élu présenter ses excuses à la communauté musulmane, qui avait envahi l’Hôtel de Ville, suite à un message du conseiller municipal attaquant le prophète de l’islam. On a vu une député LREM dénoncer un de ses administrés, qui lui demandaient de prendre des mesures pour que le drame de Conflans ne se reproduise plus. Et on a entendu le président de l’Assemblée nationale, Ferrand en personne, défendre le voile des accompagnatrices scolaires, bafouant tout principe laïque dont son camp ose se réclamer. Tous ces exemples, auxquels nous pourrions en ajouter, hélas, plein d’autres, confirment que nos élus sont prêts à remettre en cause d’autres libertés fondamentales des Français, pour se soumettre toujours davantage à l’islam.

Reconnaissons-le avec tristesse, la résignation, la passivité, le soumission, la complicité de nombre de nos compatriotes dans ces remises en cause de libertés fondamentales nous consternent et nous irritent, même si nous prenons en positif quelques réactions de Gaulois réfractaires, de toutes les obédiences. Comment ne pas penser à une police religieuse, dans un état islamiste, quand on voit ces scènes, où des policiers se permettent de virer brutalement, sous les yeux du patron abasourdi et dépassé, des dizaines de clients en train de déguster une bière ?

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