Je suis issu d’une génération qui n’a pas souffert, mais à qui on a menti sur tout…

Hommage à Jeanne d'Arc à Puteaux -7Je suis issu d’une génération qui n’a pas souffert. Dois-je m’en repentir ? Né 7 ans après la dernière guerre, trop jeune pour aller en Indochine et en Algérie. Je suis de cette génération qui fut bercée par le gaullisme, la grandeur du général, la honte des collabos et l’admiration envers la Résistance surtout socialo-communiste.

Je fais partie de cette génération dont les contemporains étaient tous de formidables « Résistants ». C’est ainsi, et il m’a fallu toute ma curiosité pour comprendre que tel ne fut pas le cas de tous les Français. L’immense majorité de ces Français n’aspirait d’ailleurs qu’à vivre tranquille et sans histoire. La première guerre, ses horreurs, ses privations n’étaient pas si loin dans les esprits.

Je suis issu d’une génération à qui l’on a menti pendant des dizaines d’années et qui ne s’est jamais posé de questions au fond.

Je suis issu de cette génération que l’on bassine tous les jours depuis plus de cinquante ans sur une histoire de France fabriquée par « ses élites » et au service des différents pouvoirs en place.

Ma génération qui a dépassé la soixantaine continue de subir cette désinformation largement accentuée depuis les années 80, c’est-à-dire à la prise de pouvoir par les socialistes.

Personne ne savait qui étaient les socialistes dans les années 1980. Ces fameux socialistes issus tout droits de la « Résistance » forcément. Comme d’ailleurs tous les communistes en compagnie des Gaullistes.

Si j’avais voulu faire le compte des résistants dans les années 1980, cela aurait été impossible. C’était bien plus facile de faire celui des collabos. Forcément haineux, franchouillards et lâches. Une étiquette bien sûr que tous les Français de l’époque, se refusaient à prendre. Tous étaient dans le : Résistance, résistance, ouais, ouais… Camarades, compagnons, frères des maquis et longues tirades sur le courage de ces hommes, et gloire à la Résistance. Les femmes ? Personne n’en parlait vraiment. Quelle importance au fond. C’est une histoire d’hommes, de canons de fusils, de poudre. Les femmes sont toujours les perdantes au jeu de la réécriture de l’histoire.

Je suis issu de cette génération du mensonge dont le but était la réconciliation des Français. Louable approche certes, mais qui pose aujourd’hui un vrai problème de fond. Qui sommes-nous, qui étions-nous et qui étaient donc les collabos ?

Aujourd’hui, nous avons droit à longueur d’année, à toutes les heures de la journée à des séries-télés prémâchées,  à des films téléguidés et autres documentaires, nous expliquant que les salauds étaient des fascistes venus forcément de l’extrême droite.

Aujourd’hui, et quasiment tous les deux jours, et en général peu de temps avant des élections, nous avons droit à la bonne parole sur tous les tons. Professoral, mais surtout émotionnel. Qu’importe le flacon, du moment  que le bon peuple s’enivre et ne pose pas trop de questions.

Tous les deux jours environ, vous êtes priés de vous installer devant votre poste pour y recevoir votre dose de tranquillisant et d’informations certifiées sur l’histoire officielle.

Surtout, évitez l’esprit critique car vous pourriez courir de sérieux risques comme celui d’être considérés comme un dissident. Nous n’avons pas encore rejoint le niveau soviétique du traitement de la dissidence, mais cela ne saurait tarder.

Bien entendu, si toutefois vous avez soif de vérités, que vous êtes insomniaque, ou de repos le lendemain, il vous faudra attendre le soir, très tard pour avoir sur d’autres chaînes quasi intimistes, quelques bribes d’informations qui soient un peu différentes, mais qui nécessiteront de votre part un sérieux approfondissement.

Qui se souvient de Gaston Doumergue, Paul Doumer, Albert Lebrun, Philippe Pétain, Jacques Doriot, Maurice Thorez, Léon Blum, Edouard Daladier, Charles de Gaulle, ces hommes de la troisième République  sans oublier la relève de la quatrième comme François Mitterrand et son grand ami René Bousquet, et j’en passe. Tous ces hommes qui ont marqué de leurs empreintes anciennes et futures notre pauvre pays. Tous ces hommes qui ont eu d’immenses responsabilités. Plus souvent pour le pire que pour le meilleur. La doxa de l’histoire de France d’aujourd’hui n’accepte plus  la faiblesse des hommes de pouvoir.

Tous les Français ne furent pas des héros. Tous les collabos ne furent pas d’horribles extrémistes de droite comme ils disent. On peut même dire que l’immense majorité des collabos se trouvait à gauche à commencer par le Parti Communiste jusqu’en juin 1941.

Je suis d’une génération qui n’a pas souffert de la faim, du froid, du chômage, des licenciements économiques ou autres. Mais…

Je suis issu d’une génération à qui l’on a menti pendant des années et jusqu’à aujourd’hui.

Je suis issu d’une génération qui a souffert du mensonge et souffre encore des affabulations historiques de nos dirigeants d’aujourd’hui, eux qui savent, tout comme les journalistes, qu’ils ont assis leur pouvoir sur une falsification de l’histoire de notre pays.

Je suis issu d’une génération qui n’a pas souffert de la faim comme mes parents mais qui découvre  depuis quelques années et grâce à internet que nos dirigeants prétendent continuer à nous faire vivre dans le mensonge, qu’ils souhaitent nous interdire la vérité, qu’ils veulent nous interdire de parler librement et veulent nous interdire d’éduquer et d’enseigner à nos enfants et petits-enfants ce que nous savons désormais :

–         Non, la France ne fut pas peuplée d’une armée de résistants socialo-communistes agissant dans les maquis dès 1940.

–         Non, tous les Français patriotes n’étaient pas des collabos, pas plus qu’ils n’étaient tous des résistants.

–         Non, la France ne fut pas vaincue par sa faiblesse mais bien par les prises de décisions d’incapables qui l’ont gouverné avant la guerre. Les mêmes du Front Populaire qui faisaient des lois sociales tandis que l’Allemagne nazie s’armait. Comme ceux d’aujourd’hui qui  font des lois sociétales pendant que l’islamisme s’installe.

–         Non la gauche n’est pas innocente. Oui, elle a trahi les idéaux du peuple, celui du labeur en premier.

–         Oui, la France  fut vaincue parce que les dirigeants radicaux-socialistes refusèrent d’aller jusqu’au bout en continuant à se battre y compris à travers l’Empire s’il le fallait. C’est eux qui donnèrent les pleins pouvoirs à Pétain. C’est Pétain qui décora de la Francisque, le père de Giscard d’Estaing mais aussi le premier Président de la République socialiste, François Mitterrand et bien d’autres encore.

–         Oui, la France fut grande et ô combien mal servie par ces hommes politiques, tous obsédés par leur carrière politique.

Je suis issu d’une génération qui n’a pas souffert certes, mais qui réalise qu’on lui a volé son histoire, ses origines et découvre chaque jour l’étendue du désastre.

Je suis issu d’une génération qui refuse que ses enfants et petits-enfants subissent cette dictature du mensonge, de l’omission volontaire, de l’accusation gratuite et sans fondement. Cette génération doit refuser aujourd’hui, une société qui veut interdire aux générations futures d’appréhender et de choisir son avenir en l’obligeant à vivre dans la culpabilisation et la repentance permanente. Refuser de subir le mensonge fait à ma génération pour nous interdire de comprendre les responsabilités de ceux qui nous ont gouvernés pendant les cinquante dernières années.

C’est la même engeance qui veut construire notre avenir, celui de nos enfants, sur le refus de considérer que notre France est surtout de culture gréco-latino-judéo-chrétienne. Qui veut construire une France de citoyens coupables de facto, y compris d’être blancs s’il le faut. Qui met en place cette folie d’un racisme antiblanc, le seul qui trouve grâce à leurs yeux de masochistes, comme si le fait de ne pas être blanc faisait de vous un citoyen de plus grande valeur pour le futur.  C’est cette même engeance à travers les médias, qui donne le baiser de la mort à notre véritable histoire, à notre peuple. Baiser pour que meure notre Nation, notre France multiséculaire.

Gérard Brazon (Mon blog-Puteaux-Libre)