Invraisemblable Xavier Bertrand : un agent d’assurance, candidat à éviter d’urgence – Par Gérard Brazon

Le vendeur de vent

Qui peut croire un seul instant à un Xavier Bertrand sacrificiel donnant son corps et son âme à la France ? Une sorte de Xavier sur une croix de France qui expierait toutes les fautes commises et surtout accumulées par ses amis de l’ex-UMPS.

Il dit au Journal Le Point qu’il place sa candidature au-dessus des partis. Comment peut-il vouloir se dire au-dessus des partis alors qu’il est le pur produit des manigances de tous les partis ? Le sien hier, et les magouilles avec ceux de la gauche aujourd’hui ?

Certes, il mériterait d’être mis sur une croix, toute symbolique bien sûr, pour toutes ses trahisons multiples. Pas une croix de Lorraine, bien sûr, car manifestement il n’en serait pas digne. Une croix symbolique avec d’autres gougnafiers et menteurs qui durant quarante ans ont avili la France, et fait des Français des moutons.

Il est le fils de Jean-Pierre Bertrand, cadre bancaire à la Société Générale, et de Madeleine Bedin, employée de banque. On est loin de l’homme issu du peuple, de la plèbe. Il a fait des études que les fils d’ouvriers ou d’employés, voire même de cadres moyens n’ont pas eu les moyens de faire.

L’image d’Épinal suggérant que l’homme est arrivé au faîte du pouvoir en partant de rien, est une image. Il n’a rien d’un petit Corse devenant empereur. Même Napoléon a eu besoin d’aides extérieures des plus nantis pour réussir. Sans compter l’époque révolutionnaire. Ce fut loin d’être le cas de l’opportuniste grand bourgeois qu’est Xavier Bertrand.

Je regarde d’en haut ceux d’en bas

En clair, il faut plusieurs générations pour que l’ascension sociale se fasse, pour que cela se produise en réalité. Cela demande à chaque génération des efforts importants pour aider la fille, le fils à grimper cette échelle sociale et avec, pour beaucoup, des échecs.

Xavier Bertrand, après avoir été un assistant parlementaire, a été un agent d’assurance. Il a fait aussi des études. Une maîtrise de droit public, et a un diplôme d’études supérieures spécialisées.

Nous avons tous eu affaire avec un agent d’assurance. Sympathique, enjoué pour vous tendre le stylo afin de signer votre contrat.

Xavier Bertrand, c’est le prototype même du type qui vous vend du vent. Celui qui ne vous dira jamais la petite ligne écrite en tout petit, parmi l’alinéa 12 du règlement, qui en réalité met vos garanties en suspension suivant les circonstances, le sens du vent, le bouton sur la porte, et qui réduit ou annule vos remboursements suite à un “taux d’usure”, ou met la valeur de vos bijoux de famille, cadeaux de vos enfants, de vos parents, volés chez vous, au prorata du marché de l’occasion de l’or (c’est du vécu), etc.

Xavier Bertrand a lui-même un taux d’usure effrayant. À 56 ans, dans sa vie privée, il en est à trois mariages, quatre enfants en tout, fait à chacune de ses femmes. De fait, à mon sens, il présente une stabilité familiale quelque peu médiocre et a sûrement des pensions alimentaires importantes. Si cet homme a l’intention de gérer la France de cette manière, il y a urgence à éviter qu’il lui fasse des gosses dans le dos.

Il aura tout fait. Maire, député, ministre, président de région. Toute sa vie, il a été gavé aux indemnités. Il faut croire qu’il a mieux réussi au vent de la politique qu’à celui des assurances.

Aux dernières régionales, il a vendu son âme aux socialistes et à la gauche. Il s’est couché pour subvenir à ses pensions alimentaires et à son train de vie. D’autres auraient eu un peu d’honneur et n’auraient pas accepté ce pacte avec le diable gauchiste, mais la soupe est trop bonne. Les cuisines du palais de la région des Hauts-de-France sont excellentes et ma foi, il a envie de goûter à celle de l’Élysée.

Je pense qu’il n’a aucune chance. Son contrat faustien avec les gauchistes va le plomber. Il sera obligé de le justifier au nom de je ne sais quelle lutte contre l’« extrême droite » largement fantasmée, et au détriment des vrais patriotes. C’est un mondialiste et ce sont les souverainistes qui ont le vent en poupe.

Il n’est pas le mieux placé pour parler de ce qui inquiète les Français, à savoir :

  • la montée de l’islam,
  • l’invasion migratoire,
  • la perte de l’identité nationale,
  • les échecs de l’Éducation nationale, ceux de la culture,
  • l’échec de l’Union européenne,
  • la désindustrialisation,
  • la perte des technologies face à la pression des Allemands, et celle des Chinois,
  • sa soumission à l’ogre USA.

Si cela avait été le cas, si ce n’est même un peu, son passé d’élu, de gestionnaire et ses discours européistes le discréditent à jamais.  Mais il est vrai que les Français ont une mémoire de poisson rouge.

Gérard Brazon

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