Giscard d’Estaing, un trou noir: le grand remplacement par le regroupement familial. Par Gérard Brazon

C’est fou le nombre des plus de 90 ans qui meurent de la covid-19 en ce moment…

Giscard dit d’Estaing est mort et les pleureuses habituelles vont pouvoir nous faire leurs sérénades coutumières.

Giscard d’Estaing était un retraité qui nous a coûté un pognon de dingue. Il a été le président de la Ve République élu le plus jeune, à 48 ans, mais il fut aussi le ministre de l’Économie qui aura trahi le général de Gaulle. Faute rédhibitoire. Faute impardonnable.

Élu contre la girouette Mitterrand en 1974, grâce à une phrase qui fit son succès : “Vous n’avez pas le monopole du cœur“, il aura permis que des jeunes ayant un peu plus de culture que ceux d’aujourd’hui puissent aller voter dès la majorité abaissée à 18 ans. La loi de 1975 introduira le divorce par consentement mutuel, etc.

Il permit l’IVG par le truchement de Simone Veil qui, elle, voulait en finir avec les avortements clandestins meurtriers, les faiseuses d’anges, les tricoteuses, et qui avait dû être catastrophée de ce que le planning familial et la Gauche libertaire en auront fait aujourd’hui. Par ailleurs, il y a encore, nonobstant la contraception (légale depuis 1967) 232.200 avortements en 2019, soit largement plus de un million en cinq ans, presque autant que le chiffre des poilus de la guerre de 14/18 qui aura saigné à blanc la France de l’époque, avec ses 1 million cinq cent mille morts.

Là, certes je compte en vies humaines, tous sexes confondus. Je compte les morts au canon, aux charges à la baïonnette. Je compte les morts dans les tranchées. Je comptabilise et je compare, injustement sans doute, mais je mets un point sur un résultat final à considérer, au bout du bout.

La France ne s’est jamais remise de cette saignée de 14/18. Ni en démographie, ni psychologiquement, ni en volonté de puissance. Les dirigeants d’aujourd’hui remplacent, eux, les avortés par les enfants de l’immigration.

Les chemins de l’enfer sont toujours pavés de bonnes intentions. Un peu comme le bon docteur Guillotin avec sa machine, au nom du refus de la souffrance du condamné à mort.

Giscard, c’est l’homme qui fut un acteur majeur dans l’interdiction faite à la Banque de France en 1973, en tant que ministre de l’Économie et des Finances, de prêter directement de l’argent à l’État. Il permit aux banques privées de se faire du beurre sur le dos des contribuables. La dette a un nom, celui de Giscard. Nicolas Sarkozy remit le couvert à travers l’Union européenne, avec son traité de Lisbonne. Tous complices jusqu’au trognon.

Quand il prit le pouvoir en 1974, ce fut sur le budget de Pompidou, et celui-ci était en équilibre. Giscard organisa le déséquilibre des finances.

Giscard, c’est le regroupement familial validé par Jacques Chirac alors Premier ministre en 1976. Un radical-socialiste de l’ombre qui aura bien trompé son monde, et particulièrement la Droite qui se voulait souverainiste avant l’heure (celle des Juillet, Garaud, Chaban, Seguin, Pasqua, etc.). Se souvenir de son “Appel de Cochin”, en tant que maire de Paris sur lequel il s’essuya les pieds par la suite. “L’homme de l’avenir appartient à celui qui aura la plus longue mémoire” disait Nietzsche. Il ne sera donc pas français.

Giscard, c’est aussi l’homme qui fut trahi par Jacques Chirac au profit de François Mitterrand, à la suite d’un déjeuner chez la future 1er ministre, Édith Cresson. Chirac refusait une alliance avec Jean Marie Le Pen, mais s’est acoquiné avec le médaillé de la Francisque décernée en 1943, avec le vichyste Mitterrand. Giscard a refusé d’en faire la publicité, or, si les Français avaient su qui était Mitterrand, que se serait-il passé en 1981 ? Plutôt Giscard qu’un collabo !

François Mitterrand décoré de la Francisque par Philippe Pétain

Giscard, c’est l’homme de l’Union européenne, celui qui a entraîné la France dans cette horreur liberticide européiste et qui écrivit cette Constitution européenne qui fut heureusement refusée par référendum par les Français en 2005, mais réintroduite en douce en 2008, par Nicolas Sarkozy, un autre traître, à travers le Congrès (Assemblée nationale et Sénat siégeant ensemble à Versailles) adoptant le traité de Lisbonne.

Giscard, c’est l’un des artisans les plus importants de la déliquescence française. Il a mis plusieurs pavés sur ce chemin de l’enfer, comme le firent tous ses amis et adversaires politiques.

Giscard, c’est la mort de Jean de Broglie, celles de Joseph Fontanet morts par balles, ou de Robert Boulin noyé dans une flaque d’eau. Tous disparus d’une manière plus que suspecte.

Les complices

Le portrait est taillé à coup de serpe bien sûr, il est partial, probablement injuste et incomplet, mais le mandat présidentiel de Giscard est le premier d’une longue et sinistre cordée, qui comprendra Mitterrand avec ses 14 ans de règne, Chirac avec ses 12 ans, et les quinquennats de Sarkozy et Hollande en suivant.

Les Français ont une fatale mémoire de poisson rouge. Ils auront validé tous les mensonges, les artifices, les compromissions. En pensant changer de Président, ils auront tout validé sans examen, sans réfléchir, sans protester, tout en continuant d’aduler les Présidents morts, comme les vivants. La politique n’a pas changé, les pigeons sont et restent toujours les mêmes, y compris sous Macron.

Nous sombrons aujourd’hui dans une sorte de tiers-monde. Giscard a donné le premier coup de pioche pour la démolition de l’œuvre du général de Gaulle.

Le traitement sanitaire de la covid-19 nous démontre, s’il fallait un exemple, que les actions politiques de ceux qui nous dirigent sont des aberrations. La France s’effondre sous des yeux étonnés, puis intéressés, voire cupides, de nos partenaires comme de nos ennemis.

Nous voyons depuis le premier coup de pioche de Giscard la France s’enfoncer, et continuer de s’enfoncer sur tous les plans : sur la puissance militaire, l’énergie nucléaire ou l’instruction publique – celle qui fabrique des bacheliers crétins ne sachant pas écrire, ni analyser, ni même comprendre.

La plupart sont incultes historiquement, nient la culture française et sa grandeur, sont incapables de s’exprimer dans un français correct, sans y ajouter des anglicismes. Ils utilisent, comme les animateurs, les journalistes, une sorte de sabir des cités et veulent faire “d’jeune”.

Tous arrivent à s’intégrer cependant, avec cette “déconstruction nationale” désastreuse, à la fois dans les médias, les administrations, dans la police, la justice, les grandes écoles, et nous les retrouvons in fine, dans les cercles du pouvoir comme porte-parole, ou comme ministres.

Aujourd’hui, un Français né dans les années 40 ou 50, voire 60, et n’ayant qu’un CEP ou un CAP, voire le baccalauréat, peut se prendre facilement pour un intellectuel, eu égard au gouffre d’inculture de cette jeunesse. De ceux qui sont aux commandes, et autres diseurs et faiseurs d’opinion.

Giscard pour moi, c’est la naissance d’”un trou noir”.

Gérard Brazon

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