Askolovitch pleurniche quand on le qualifie de collabo

Nourri de littérature du 19siècle, de Victor Hugo en particulierj’ai penché à gauche dans ma jeunesse, à une époque où je croyais que mon idole était un homme politique de bien, puisque humaniste, généreux, ouvert et social. Comment faire autrement devant Les Misérables, Le journal d’un condamné à mort, l’homme qui rit et tant d’autres que j’ai dévorés à 12 ans !

Et puis, Germinal d’Émile Zola, Le rouge et le noir de Stendhal, et le gigantesque Honoré de Balzac ont enfoncé le clou et ainsi, du fait de ces lectures sur un monde du 19e siècle, j’ai longtemps pensé que la droite était la caverne sombre ou vivaient d’horribles capitalistes aux dents longues, aux pattes crochues et aimant s’abreuver aux veines des misérables ! Je n’avais pas de profs pour me tempérer et guider mes enthousiasmes révolutionnaires ainsi que mes colères de gamin ! J’en suis bien revenu depuis !

Depuis, Hugo comme Zola ne sont plus mes références et, s’ils sont restés des auteurs géniaux, bien sûr, des géants de la littérature, ils ne sont plus mes mentors politiques. D’autant plus que leur vie personnelle n’était pas d’une grande exemplarité sociale !  

Un peu comme nos artistes d’aujourd’hui. Faites ce que je dis, ne faites pas ce que je fais ! Je suis riche, bien nourri, confortablement installé, femme, maîtresses, des enfants allant dans des écoles protégées, élitistes, pris en charge par la nounou, le secrétaire particulier, etc.

Je regarde d’un œil distrait, repu, se débattre le monde d’en dessous ! De simples sujets d’étude pour des romans, des films, des chansons, des projets à venir. Ces gens se disent de gauche parce que leur petit cœur s’émeut, entre deux avions et escales, de la misère humaine, n’est-ce pas. De ces pauvres migrants affamés, de ces bateaux qui, « courageusement », affrontent la vilenie des fascistes, des populistes au pouvoir qui refusent de partager le quignon de pain de leur peuple, de partager la soupe.

Alors, ces braves et vigoureux artistes s’engagent, ils affirment, confirment que c’est injuste, indigne, révoltant, choquant, odieux, et j’en passe, que nous devons accueillir, recevoir, partager, donner, faire de la place ! Oui, mais où, avec quoi, avec qui, leur répond le monde d’en bas, celui des sans-dents ? Aucune réponse ! Dans leur esprit, la générosité, le partage, c’est dans la gamelle de ceux d’en bas, dans les villes où, déjà, des jeunes migrants, masculins en majorité, s’entassent et insécurisent, agressent et parfois violent ! Dans des villages qui n’ont pas grand-chose à offrir et, bien sûr, aux frais d’un État en quasi-faillite !

Dans ce monde d’en dessous, ce monde d’en bas, celui des sans-dents qui ne voient même pas, d’après certains qui sont tout en haut, qu’il suffit de traverser la rue pour trouver le bonheur, dans ce monde, disais-je, il y a eu comme un volcan, des éruptions. Le Bataclan en fut une, qui créa un Patrick Jardin, un père dont la fille avait été assassinée.

Claude Askolovitch et son support, Le Monde immonde, se sont pris un jet incendiaire en plein visage ! Ils se sont rendu compte que cela faisait mal à leurs petites certitudes bien-pensantes. Bousculés, secoués de toutes parts dans leurs confortables certitudes, ils se rattrapent aux branches des excuses faciles !

C’est la faute de l’extrême droite. Expression magique mise à toutes les sauces pour dénoncer des réactions de femmes choquées par des viols, comme ce jeu arabe du viol en groupe : le taharrush. 

La faute à l’extrême droite si des citoyens se lèvent pour dire que se faire tuer à coups de couteau n’est pas naturel dans nos sociétés !

La faute à l’extrême droite si des parents s’insurgent devant les agressions de leurs gosses dans les écoles, à la sortie des collèges !

La faute à l’extrême droite si les femmes sont prises de panique dans le métro, dans la rue et si elles ont peur de sortir le soir ! Ce ne sont pas les clips infâmes de Marlène Schiappaqui affirment que tous les violeurs sont blancs, qui changeront la réalité !

La faute de l’extrême droite si des gamins se font tuer ou se retrouvent gravement handicapés pour avoir soutenu un ami victime d’une agression !

Et bien sûr, c’est la faute de l’extrême droite si Patrick Jardin, par sa mobilisation, par son appel à le soutenir, par sa juste colère de voir qu’un rappeur infâme lié à l’islam radical du Havre voulait salir, par un concert, le lieu même de l’assassinat de sa fille, est parvenu à le faire annuler !

L’extrême droite par-ci, l’extrême droite par-là, l’excuse facile, l’excuse bidon.

Elle désigne une cible ! Cette cible est dénoncée par une gauche qui se veut propre sur elle, si lisse, si policée, mais qui utilise en sous-main des antifas bien plus tarés que ces pauvres gens taxés d’extrémisme de droite. Eux ne font qu’exprimer leur indignation ! Comme eux, je ne me sens pas d’extrême droite, mais je me moque bien que cette gauche pourrie me place dans cette catégorie !

La gauche de Claude Askolovitch et de son imMonde journal sentent que le vent tourne ! Alors, ils ont osé prendre contact avec Patrick Jardin et nous assistons pendant 21 mn de lecture à une démonstration époustouflante de mauvaise foi, qui commence par le titre : « Les fascistes se nourrissent de la souffrance de Patrick Jardin et d’autres ».

Pour un type qui a fait Sciences Po, son ignorance des origines du fascisme est lamentable ! Par contre, peu de mots sur l’origine de la souffrance de Patrick Jardin, aucune condamnation de l’islam radical, rien sur les ordures, les « machines à tuer », comme le dira l’un des rares témoins ! Mis sous le tapis de la bien-pensance ! Pas d’amalgame ! 

Monsieur Askolovitch se plaint d’avoir subi un tsunami d’insultes, de lazzi, de quolibets et d’avoir même été victime de tweets assassins, comme ceux, complètements idiots d’ailleurs, voire vraiment dégueulasses, qui souhaitaient que sa fille meure également.

« Il fallait que nous discutions : au nom de son malheur, j’étais, depuis plusieurs jours, insulté et menacé dans le chaudron méphitique de Twitter par des légions de possédés qui m’accusaient d’avoir profané sa peine, et cette histoire oscillait entre l’absurde et l’inquiétant. »

Que s’imaginait-il donc ? Lui, bien calé dans son fauteuil à déblatérer en permanence sur les erreurs politiques des uns, les obsessions des autres, et sur l’islam radical. À trouver des excuses aux uns et à toujours condamner ceux qui s’alarment de cet islam, justement, en les insultant en permanence et en mettant en doute leurs capacités intellectuelles.  

En résumé, le mantra d’Askolovitch c’est : avertissement est égal à islamophobie, égal à extrême droite, égal aux années trente, au fascisme, au nazisme et au point Godwin ! Et puis, taisez-vous !

Alors il le contacte, lui parle, et même lui donne du Patrick :

« Patrick, des milliers de gens sont en train de m’insulter à cause de vous, que fait-on de ça ?
– Moi, je n’ai insulté personne. Mais j’ai été traité de facho…
– Je ne vous ai pas traité de facho. Mais vous, Patrick, vous m’avez traité de collabo !
– Pour moi, ceux qui ne s’opposent pas à l’islamisme sont des collabos. Je ne vous connais pas mais je me suis renseigné, je vous ai lu. Vous faites bien partie des gens qui pensent que l’islam doit s’installer dans le pays. Moi, je veux m’opposer à l’islamisme qui va nous dominer.
– Je pense qu’il faut calmer le jeu, parce qu’on va à la catastrophe et à la guerre civile… »

Cette plainte pitoyable me renverse ! Il se plaint d’avoir été traité de collabo ! Il n’a donc aucune conscience de son action néfaste qui est bien une collaboration avec nos ennemis de l’extérieur et de l’intérieur, ceux qui veulent la mort de notre civilisation, la mort de notre système politique, celle des droits des femmes, celle de notre démocratie, aussi imparfaite soit-elle, qui vaudra toujours mieux qu’un régime théocratique sexiste, esclavagiste, antisémite et raciste que nous appelons, n’en déplaise à certains : nazislamisme !

Cet homme me fait penser furieusement à ces technocrates qui sévissaient à Vichy ! Tout comme les magistrats et les policiers, ils obéissaient aux ordres, ils ont été responsables des déportations, mais ils se sont trouvé des excuses, comme René Bousquet, François Mitterrand et bien d’autres, de gauche le plus souvent ! Sans compter les innocents aux mains pleines qui organisaient pour les uns, des spectacles, et pour les autres, la désinformation ! Ils agissaient, disaient-ils, pour le bien de la France.

Il ne peut s’empêcher d’accuser : Il s’était opposé au concert que devait donner au Bataclan le rappeur Médine (Havrais social et radical, musulman, barbu et pourfendeur de la laïcité). Il avait même été l’étendard de ce refus, comme père de victime du terrorisme. Il avait gagné, Médine ayant renoncé au concert. Cette défaite des salafistes n’a jamais été dite ouvertement dans la presse nationale et télévisée, ni la pression subie par le Bataclan en raison de la présence certaine annoncée de centaines de manifestants outrés devant la salle de spectacle le 19 octobre !

Il poursuit : Patrick Jardin, dans son combat, était au coude à coude avec des personnages moins émouvants que lui : les islamophobes rabiques Christine Tasin et Pierre Cassen, de Riposte laïque, l’écrivain Renaud Camus, mage du « grand remplacement ». « Si vous vous promenez avec Tasin et Camus, franchement, ça fait vraiment facho, je suis désolé ». 

Monsieur Askolovitch est désolé, dit-il, il n’a rien compris en fait ! C’est bien la peine d’avoir fait des études pour ne pas savoir s’extraire de tout ce que l’on vous a appris et découvrir par soi-même les réalités !

Il est pathétique, puisque il se sent mal du fait des insultes qu’il a reçues et qu’il refuse, dans le même temps, de comprendre que la haine de Patrick Jardin est salutaire pour lui, mais aussi pour des centaines de membres de familles terrassées par la mort de l’un des leurs : écrasé à Nice, égorgé, décapité, fusillé au Bataclan et à la terrasse des cafés alentour, à l’Hyper Cacher, explosé devant un stade, égorgé dans un supermarché de province, écrasé sur un trottoir par une « voiture folle », éventré, comme à Marseille, par un « déséquilibré », etc.

Monsieur Claude Askolovitch, vous et votre torchon Le Monde êtes pitoyables ! Si vous êtes sincère, je vous plains de votre stupidité ! Si vous êtes conscient, vous êtes dégueulasse, car vous défendez une cause injuste ! Écœurant, si vous savez que sommes bien aux prises avec un bouleversement de notre civilisation. L’islam ne vous fera pas de cadeau par la suite, comme l’ont espéré ceux qui ont collaboré avec les nazis !

Je salue le courage de Patrick Jardin, sans qui Médine aurait sévi au Bataclan !

Je le remercie et aimerais qu’il sache que les méchants, ce ne sont pas nous, ceux décrétés « extrême droite » par la bien-pensance, mais bien cette sirène médiatique qui, en bon faux-cul, lorsque vous étiez en vacances, vous a téléphoné, non pas pour s’excuser et faire amende honorable, mais pour se justifier lui-même et en faire un papier au passage !  Il n’y a pas de petit profit !

Gérard Brazon (Libre expression)

 

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